
Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche 2012
Le CREDIT MARITIME remettait le 17 Janvier 2012, pour la neuvième année consécutive, son prix de la Dynamique de la Pêche et des Cultures Marines, lors de la 19ème manifestation du Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche.
La cérémonie s’est tenue au siège de BPCE à PARIS en présence d’une centaine de personnes, clients lauréats, personnalités du monde agricole et de la pêche, aux cotés de Monsieur FRANÇOIS PEROL, Président du Directoire de BPCE, de Monsieur JEAN FRANÇOIS COMAS, Directeur Général de la Banque Populaire Côte d’Azur et Président du Jury, de Monsieur JULIEN STEIMER, Directeur adjoint du Cabinet de Monsieur BRUNO LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire et de Monsieur LUC BLIN, Président de la Société Centrale de Crédit Maritime.
Le dossier primé a été présenté par la CAISSE REGIONALE DE CREDIT MARITIME BRETAGNE – NORMANDIE.
Nos lauréats 2012 sont Messieurs Stéphan ALLEAUME et François-Joseph PICHOT, Associés co‑gérants de la SARL des Parcs Saint-Kerber à CANCALE :
« Des huîtres globe-trotteuses »
La France exporte une multitude de produits régionaux : foie gras, fromages, vins, mais aussi des huîtres. Question fraîcheur, pas de problème. Stéphan et François-Joseph, les propriétaires des parcs Saint Kerber sont formels : livraison en deux jours quelle que soit la destination.
Si la France est, de loin, le premier pays consommateur d’huîtres crues, il n’en demeure pas moins que partout dans le monde, les amateurs d’huîtres et d’huîtres françaises en particulier sont nombreux.
Ces marchés de niche, répartis sur les cinq continents, font la joie de Stéphan et François-Joseph, les propriétaires des Parcs Saint-Kerber, qui exploitent leurs huîtres creuses et plates sur 23 hectares à Cancale, 1 hectare à Saint-Vaast et 7 hectares en Irlande.
Le Chiffre d’Affaires de l’entreprise bretonne provient à plus de 80 % de commandes passées de l’étranger. Grâce à une clientèle provenant de plus de 70 pays (Russie, Emirats Arabes Unis, Singapour, …), les deux hommes slaloment entre les crises financières.
Il y a toujours un hédoniste, loin des parcs du Mont Saint-Michel, prêt à offrir un billet d’avion aller simple aux fines ou aux huîtres TSARKAYA.
TSARKAYA, tsarine en français, ces huîtres récompensées pour leur chair ferme et plus charnues (Coq d’Or 2010 délivré par les grands chefs) sont essentiellement destinées aux restaurants et aux épiceries haut de gamme, mais aussi l’huître irlandaise MUIRGEN, en français « née de la mer », huître à chair croquante élevée en IRLANDE et légèrement affinée en baie du Mont Saint Michel.
Malgré leurs importantes exportations, Stéphan et François-Joseph n’en restent pas moins très impliqués dans la filière ostréicole locale et nationale. Elus au Comité régional de la Conchyliculture, à l’Organisation de Producteurs, au Syndicat ostréicole et Membre de FRANCEAGRIMER, les deux hommes entendent par leur engagement protéger la production locale.
Leurs objectifs : faire cohabiter la conchyliculture avec les autres activités de la baie, défendre leur vision de l’ostréiculture et pourquoi pas, trouver une solution à la crise sanitaire qui touche les ostréiculteurs européens. Depuis 2008, les naissains d’huîtres sont touchés par un virus mortel.
Sur les Parcs Saint-Kerber, la mortalité a été de 40 % cette année. Les prévisions pour la prochaine campagne (2012) n’ont rien d’encourageant. Les deux ostréiculteurs misent sur des pertes allant de 60 à 80 % des huîtres juvéniles.
En attendant des jours meilleurs en Bretagne, Stéphan et François-Joseph comptent sur la meilleure santé de leurs naissains irlandais et sur une bonne valorisation de leurs produits.










